EliduoCAHIER AUTONOME

Application journal intime : bien choisir la sienne

Les applications de journal intime se ressemblent presque toutes sur les fonctions : écrire, dater, chercher, ajouter une photo. Elles se séparent sur une seule chose, et cette chose décide de tout le reste — l'endroit où vivent les pages que vous écrivez.

Cette page ne classe personne et ne note rien. Elle décrit les trois familles d'applications qui existent aujourd'hui, ce que chacune implique concrètement, les six critères qui séparent réellement un outil d'un autre, et la façon de choisir selon votre situation. Elle ouvre l'ensemble consacré au journal intime.

Les trois familles d'applications de journal.

Trois familles, et la frontière entre elles n'est pas le prix : c'est l'adresse de vos pages.

Le journal en ligne, hébergé chez l'éditeur.

Vos pages sont sur leurs serveurs, et l'application n'est qu'une fenêtre ouverte dessus.

Les avantages sont réels : la synchronisation entre appareils se fait toute seule, la sauvegarde est prise en charge, et vous retrouvez votre journal depuis n'importe quelle machine, y compris une machine empruntée.

Les contreparties le sont tout autant : un abonnement qui court, un compte obligatoire, et une dépendance entière à la continuité du service.

Le logiciel installé sur votre machine.

Vos pages sont sur votre disque, et le logiciel aussi. Vous possédez ce que vous avez acheté, et vous écrivez sans réseau.

En échange, le logiciel est lié à un système d'exploitation, la licence est souvent comptée par machine, et les mises à jour se font à la main — ce qui, sur dix ans, finit par peser.

Le fichier autonome.

Un seul fichier, ouvert par le navigateur, sans rien à installer.

Il fonctionne hors ligne, il ne réclame pas de compte, il se copie sur toutes vos machines et il s'achète une fois.

La forme est encore peu répandue, donc peu connue ; les sauvegardes vous reviennent entièrement, et rien ne se synchronise tout seul d'un appareil à l'autre.

Les trois familles d'applications de journal, relevé de .
La familleVos pages viventCe que ça coûteSi l'éditeur ferme
Journal en ligne
Sur leurs serveursUn abonnement, chaque annéeVous exportez dans le délai qu'on vous laisse
Logiciel installé
Sur votre disqueUne licence, parfois par machineLe logiciel continue de fonctionner
Fichier autonome
Sur votre disqueUn achat uniqueRien ne change

Où vivent vos pages, et pourquoi c'est la première question.

Toutes les autres questions descendent de celle-là. Le prix n'est pas un choix de tarif : c'est la conséquence d'un service qui tourne en permanence, ou d'un fichier qui ne tourne nulle part. La confidentialité n'est pas une promesse : c'est la conséquence d'un texte qui traverse un réseau, ou d'un texte qui ne le traverse pas. La durée n'est pas un engagement : c'est la conséquence d'une entreprise qui doit tenir, ou d'un fichier qui n'a besoin de personne.

C'est pour cela qu'une comparaison de fonctions ne décide de rien. Deux applications peuvent afficher exactement la même liste et n'avoir aucun rapport l'une avec l'autre, parce que l'une garde vos pages et que l'autre vous les laisse.

Les deux premières familles ont chacune leur page : le journal tenu en ligne, chez l'éditeur d'un côté, les logiciels de journal à installer de l'autre.

Les six critères qui comptent vraiment.

Six questions à poser avant d'installer quoi que ce soit. Elles se posent en dix minutes et évitent trois ans de regrets.

Ce qui se passe quand vous arrêtez de payer.

Trois cas existent : l'accès disparaît, le journal passe en lecture seule, ou rien ne change.

Les trois sont pratiqués, et la réponse est presque toujours écrite ailleurs que sur la page qui présente l'offre.

Cherchez-la avant d'écrire la première page, pas au moment de partir.

L'export, sa forme et son moment.

Trois questions en une : est-ce qu'il existe, dans quel format il sort, et faut-il payer pour l'obtenir.

Un export qui ne se relit qu'avec l'outil qui l'a produit n'est pas un export. Essayez-le le premier jour, quand vous n'avez que trois pages à perdre.

Le fonctionnement sans connexion.

Écrire dans un train, dans un avion, dans une maison sans réseau, ou simplement un soir où la ligne fatigue.

Le test tient en trente secondes : couper le réseau, ouvrir l'outil, taper une phrase, et regarder ce qui se passe.

Ce qui est demandé avant d'écrire.

Une adresse électronique, un compte, parfois une carte bancaire pour un essai.

Chaque demande faite avant la première ligne est une information de plus rattachée à ce que vous allez écrire.

Le critère est simple : compter ce qu'on vous réclame pour commencer.

La lisibilité de vos pages dans dix ans.

Un journal se tient sur des années, parfois sur une vie.

La bonne question n'est donc pas de savoir si l'outil marche aujourd'hui, mais si le fichier qu'il produit s'ouvrira encore quand il n'existera plus.

Un format lisible par autre chose que lui-même est la seule réponse solide.

Ce que vous pouvez vérifier vous-même.

Une promesse qu'on ne peut pas constater ne vaut rien, quelle que soit la bonne foi de celui qui l'écrit.

Coupez le réseau et regardez si l'outil continue ; ouvrez l'export avec autre chose ; comptez les champs du formulaire. Ce qui se vérifie tient, le reste se croit.

Le troisième critère départage plus vite que tous les autres, et il a sa propre page : un journal qui fonctionne sans réseau.

Les fonctions qui font la différence à l'usage.

Six besoins, avant d'être six fonctions. Ce sont eux qui font qu'un journal se tient, ou s'abandonne.

  • La reprise après une interruptionTrois semaines sans écrire, et il faut pouvoir rentrer sans avoir l'impression d'être en retard.
  • La relecture par thème ou par périodeRetrouver ce qu'on disait d'une personne, ou ce qu'on vivait un automne, sans relire trois ans de pages.
  • L'écriture quand on n'a rien à direLes soirs vides sont les plus nombreux. Une amorce vaut mieux qu'une page blanche.
  • La protection immédiate face à quelqu'un qui entreUne touche, l'écran change. C'est le besoin le plus banal, et le moins souvent traité.
  • L'écriture à la voixParler va plus vite qu'écrire, et parfois plus loin. Reste à savoir où part la voix.
  • La sortie imprimableUn journal qui ne peut pas quitter l'écran reste un fichier. Sur papier, il devient un objet.

Trois de ces six besoins changent de nature sur un écran de poche : tenir son journal sur le téléphone les reprend un par un.

Ce que toutes les applications font pareil.

Écrire, dater, chercher un mot, ajouter une photo, choisir une humeur, poser une étiquette : toutes le font, et elles le font bien. Comparer deux applications sur cette liste revient à comparer deux voitures sur la présence d'un volant. C'est précisément pour cela que le choix se joue ailleurs — sur les trois familles et sur les six critères, pas sur le catalogue.

3familles

Le journal en ligne, le logiciel installé, le fichier autonome.

6critères

Six questions à poser avant d'installer quoi que ce soit.

Un fichier autonome, ouvert par le navigateur, sans rien à installer.

Comment choisir selon votre situation.

Quatre situations, quatre réponses. Aucune n'est meilleure que les autres dans l'absolu.

Quatre situations courantes, et la famille qui leur convient.
Votre situationCe qui convient
Vous écrivez depuis plusieurs appareils chaque jour
Le journal en ligne, malgré l'abonnement
Vous écrivez le soir, sur une seule machine
Le fichier autonome ou le logiciel installé
Vous ne voulez rien qui parte de chez vous
Le fichier autonome
Vous essayez, sans savoir si l'habitude tiendra
N'importe quelle version gratuite, le temps de savoir

Deux de ces situations ont leur page : écrire son journal sur l'ordinateur pour la deuxième, et comment se compare une application de journal pour qui veut mener la comparaison jusqu'au bout.

Questions fréquentes.

Six questions reviennent chez ceux qui cherchent un outil pour écrire.

Quelle est la différence entre une application de journal et un simple fichier texte ?

Un fichier texte garde ce que vous tapez, rien de plus. Une application y ajoute la date posée toute seule, la recherche, le classement, la protection par un code et souvent l'impression. La différence utile n'est pas la quantité de fonctions : c'est de pouvoir retrouver, dans trois ans, une phrase écrite un soir dont vous ne savez plus la date.

Une application de journal peut-elle lire ce que j'écris ?

Si vos pages sont hébergées chez l'éditeur, techniquement oui, et la politique de confidentialité dit dans quelles conditions. Si elles restent sur votre disque et que rien ne sort de la machine, la question tombe : il n'y a rien à lire ailleurs que chez vous. C'est la conséquence directe de l'adresse de vos pages.

Faut-il une connexion pour écrire son journal ?

Cela dépend de la famille. Un journal hébergé réclame le réseau pour l'essentiel, même s'il garde parfois quelques jours en réserve. Un logiciel installé et un fichier autonome n'en ont aucun besoin. Le test tient en trente secondes : couper le réseau, ouvrir l'outil, taper une phrase.

Comment récupérer ses pages en changeant d'application ?

Par l'export, et par lui seul. Regardez le format qu'il produit avant même de commencer à écrire : un fichier texte, un fichier tableur ou un document imprimable se relisent partout, un format maison ne se relit qu'avec l'outil qui l'a fabriqué. Faites l'essai le premier jour, quand vous n'avez que trois pages à perdre.

Une application installée est-elle plus sûre qu'un service hébergé ?

Elle l'est sur un point : rien ne circule, donc rien ne se fait intercepter et rien ne part dans une fuite de base. Elle ne l'est pas sur un autre : le jour où le disque lâche, il n'y a personne pour aller chercher une copie à votre place. Ce sont deux risques différents, pas un risque et son absence.

Combien coûte une application de journal intime ?

Trois modèles cohabitent. L'abonnement, quelques euros par mois, reconduit tant que vous écrivez. La licence, payée une fois, parfois comptée par machine. Et l'achat unique d'un fichier, sans reconduction. Sur dix ans, l'écart entre le premier et le troisième se compte en centaines d'euros.

Eliduo appartient à la troisième : un cahier de la troisième famille, acheté une fois.